• Nous sommes à Seoul, un ancien flic reconverti en proxénète voit ses filles disparaître. D'un soupçon de fuite, il va vite découvrir qu'un psychopathe est derrière ces disparitions. Si les masques sont jetés dès la première demi-heure (ce qui va à l'encontre des règles de suspens habituels), le jeu psychologique du chat et la souris et les courses poursuites (à pieds) sont terriblement efficaces. La violence simple et débridée (à l'asiatique) finit par en faire un film bouleversant (dans l'esprit des films de Park Chen-wook, Sympathy for Mr Vengeance, ...). (note : 4/5, déconseillé pour les âmes sensibles).


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  • Clint Eastwood est encore là à 79 ans, 1 an après l'Echange, 2 ans après Lettres d'Iwo Jima, et la liste est encore longue. Mais cette fois ci, l'acteur réalisateur est loin des fresques historiques et sociales et (se) livre un film sur mesure, limité dans l'espace (un quartier) et recroquevillé sur son héros (Clint en personne) et son passé pendant la guerre de Corée qu'il a du mal à oublier. Si cet espace restreint démontre à nouveau le génie de l'acteur (quelqu'un en doutait-il encore?), l'histoire d'un retraité raciste qui a perdu sa femme et qui se lie de manière inattendue avec ses voisins asiatiques qu'il méprisait tant en début du film reste limitée dans sa portée cinématographique. Une belle démonstration de talent mais décevante pour un Clint Eastwood. (note : 3/5)


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  • Le dernier Murakami (Ryu, pas Haruki) aborde encore une fois le thème cher à l'auteur : la décadence de la société japonaise en apparence très normée mais dont les soupapes résident (entre autres) dans des formes de prostitution extrêmes. Si le thème des jeunes lycéennes qui offrent leurs services pour se payer un sac Vuitton est d'actualité, son traitement dans ce court roman est d'une facilité déconcertante. Une fois qu'on élimine tous ces passages qui reproduisent des extraits d'émissions de radios ou de télé, il ne reste pas grand chose du roman. Et ce pas grand chose, même s'il arrive par moment à faire ressentir la violence latente qui se cache derrière ces clubs de rencontre téléphoniques, on reste déçus par l'ensemble très en deçà de l'intensité dramatique de ses chefs d'oeuvre précédents (Bébés de la consigne automatique, trilogie des monologues sur le plaisir, etc.) (note : 1/5)


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  • Gloss (ou Glyanets), dernier film d'Andrei Konchalovsky (frère de Nikita Mikhalkov), depeint la russie moderne des oligarques, des paillettes, de l'argent qui coule à flot et de la femme marchandise. Ce monde est vu à travers le regard fasciné d'une provinciale originaire de Rostov qui rêve de monter à Moscou pour devenir une starlette des magazine. Après des petits boulots et plusieurs humiliations, elle finit par faire part de ce monde surfait. Si l'approche est intéressante, le film survole les clichés et sombre vite dans la facilité de l'étalage de la chaire humaine. Les moments de drame y sont pathétiques et ceux d'émotion inexistants... Quelques minutes après le générique de fin, il ne reste que des images de magnifiques créatures et le dégoût pour un univers où on peut acheter une femme pour 50 000 dollars. Dommage, un peu de profondeur aux personnage aurait surement fait un bon film. (note : 2/5)

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  • David Lynch, dans un de ses rares films contemplatifs, nous raconte l'histoire vraie d'un septagénaire qui parcourt des centaines de kilomètres en tondeuse à gazon à travers l'Iowa pour retrouver son frère malade. Un voyage surprenant, magnifique et touchant d'authenticité et de lyrisme. A (re)voir. (note : 4/5)

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